Détachement d’office des fonctionnaires, le gouvernement s’acharne…

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 30 janvier 2020, le gouvernement a présenté un projet de décret permettant de mettre en œuvre le dispositif de détachement d’office de fonctionnaires vers des entreprises privées, prévu par la loi de transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019.
Ce texte, refusé par un vote unanime des organisations syndicales a été présenté à nouveau le 12 février.
Une nouvelle fois, les organisations syndicales ont rejeté le texte par un vote unanime.

Pourtant, le gouvernement a décidé de maintenir cet outil permettant de faciliter les privatisations de missions de service public exercées par des fonctionnaires. Pour mémoire, dans ce nouveau dispositif, les fonctionnaires seront expédiés, qu’ils le veuillent ou non, vers l’entreprise chargée de la mise en œuvre de la privatisation.

Ils ne pourront revenir sur un emploi public qu’en obtenant un autre poste dans le cadre d’une opération de mobilité ou en cas de licenciement par l’entreprise.

Arme de destruction massive pour la privatisation de missions et pour le démantèlement statutaire de la fonction publique, ce projet ne laisse aucun doute sur la volonté de ce gouvernement de voir disparaître un maximum d’emplois de fonctionnaires.

Le secrétaire d’Etat a même relevé, très ironiquement, que les salaires dans le privé étaient bien plus intéressants que dans la fonction publique, compte-tenu du faible niveau du point d’indice. On reconnait bien là son attachement au service public et à ses agents !

Ce passage en force du gouvernement, contre l’avis unanime des organisations syndicales, montre son ambition d’accélérer la privatisation et la destruction des services publics qui creuseront encore davantage les inégalités entre les citoyens.

L’UIAFP-FO continue d’exprimer son opposition à cette vision libérale et de revendiquer l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique.

ADRESSE AUX PARLEMENTAIRES

Madame la députée, Monsieur le député,

Nous nous adressons à vous au sujet des projets de loi instituant un système universel de retraite pour vous demander de ne pas approuver ces projets et, par voie de conséquence, de demander au gouvernement d’y renoncer.
Une telle adresse n’est pas commune de la part de notre organisation syndicale, attachée à la démocratie parlementaire et au rôle du parlement.
Comme vous le savez, depuis le 5 décembre un mouvement de grève et de manifestations – d’une longueur exceptionnelle – a été déclenché et est soutenu à l’initiative d’une large majorité syndicale de notre pays. Il a recueilli le soutien de nombres de syndicats dans le monde et en Europe, pour lesquels le système de
protection sociale français demeure un modèle.

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6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations

Chers camarades

Le communiqué intersyndical des confédérations diffusé jeudi appelait à faire du 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations.

L’intersyndicale des organisations syndicales départementale appelle à une nouvelle manifestation à Mulhouse place de la bourse le 6 février 2020, à 14h.

Amitiés syndicales
Le secrétaire général de l’UD68

PAS DE RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ SANS SERVICE ACTIF ET POUR UNE VÉRITABLE CESSATION PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ ! TOUTES ET TOUS DANS LES ACTIONS DU 5 FÉVRIER

Malhonnête comme souvent, le gouvernement tente de faire croire qu’en introduisant le C2P et la retraite progressive dans la Fonction publique, il permettra la reconnaissance de la pénibilité et améliorera les conditions de la fin de carrière.
Rien n’est plus faux !

En effet, depuis longtemps, la catégorie active permet aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses et pénibles de bénéficier de départs anticipés de 5 ans ou de 10 ans. La catégorie active ne serait, au mieux, maintenue qu’aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses.

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Retraites : FO appelle le gouvernement à stopper le processus

La confédération FO a pris connaissance de l’étude d’impact ainsi que de l’avis du Conseil d’Etat sur les deux projets de loi relatifs au projet de système universel de retraites par points.

L’avis du Conseil d’Etat porte une critique sévère sur les aspects essentiels sur lesquels FO n’a eu de cesse d’alerter.

En premier lieu, il se confirme que le projet de réforme systémique sera bel et bien une réforme paramétrique permanente de l’ensemble des retraites sur laquelle les gouvernements pourront agir.

Le Conseil d’Etat confirme ainsi la mise en garde de FO quant au caractère incertain de la retraite demain, si le système universel voyait le jour : « le choix d’une détermination annuelle de chacun des paramètres du système, y compris ceux applicables à une génération entière, aura pour conséquence de limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables ».

Qui plus est, au-delà du débat sur l’âge pivot temporaire (renvoyé à ladite Conférence des financeurs) tant les projets de loi que l’étude d’impact et l’analyse du Conseil d’Etat confirment que l’âge d’équilibre sera la clé de voute du système universel. Alors que depuis des mois, cet âge d’équilibre était annoncé à 64 ans, il serait de 65 ans dès l’entrée en vigueur du futur système (génération 1975) et continuerait de croître.

En fait de système plus juste et plus simple, le Conseil d’Etat met à bas le slogan du « chaque euro cotisé donnera les mêmes droits » pointant la complexité et la diversité des règles de cotisation ou d’ouverture des droits définies par le projet de loi.

Le Conseil d’Etat confirme aussi les analyses de FO qui a dénoncé à plusieurs reprises les éléments de langage du gouvernement consistant à mettre au compte de son projet des éléments de solidarité qui ont été mis en œuvre dans la cadre du système de retraite actuel : « le gouvernement reprend, en les adaptant, les principaux mécanismes existants de bonification notamment pour motifs familiaux, les avantages afférents, qui prennent aujourd’hui la forme de majoration de pensions ou de durée d’assurance ».

Cette situation conforte un peu plus encore la position de FO.

FO appelle le gouvernement à stopper le processus et à revenir à la table de négociation au point de départ, sans préalable. Le projet de système universel par point doit être abandonné. FO est prête et a fait connaître ses propositions et revendications sur les questions clés pour les retraites demain, dans le cadre du système actuel : emploi, chômage, précarité et bas salaires, salaires et cotisations sociales, égalité femme-homme, pénibilité…

La CFDT conseillée par deux économistes proches de Macron… sur la conférence de financement voulu par Berger sur la réforme des retraites…

ACTUALITÉS – “Laurent Berger est condamné à obtenir un accord lors de la conférence de financement, sinon il va perdre la face”, ironisait Pierre Roger le 12 janvier, persuadé qu’aucun accord ne sera trouvé à la fin de cette rencontre à la fin du mois.

Alors, pour tenter de se préparer à cette bataille, le numéro un de la CFDT a décidé d’organiser des consultations avec des experts.

“On est en train de réunir, y compris des experts, pour travailler sur des propositions extrêmement précises”, a-t-il déclaré sur Franceinfo. Des spécialistes du travail, des intellectuels, mais aussi des économistes. Parmi ces derniers, dévoile Le Monde ce 20 janvier, Jean Pisani-Ferry et Philippe Aghion, proches d’Emmanuel Macron qui l’ont notamment inspiré pour la réforme des retraites. 

Jean Pisani-Ferry était le directeur du programme du candidat d’En marche! en 2017. Il a expliqué au Monde son point de vue sur la réforme: “Les Français n’ont toujours pas compris comment on équilibre un système de retraite par points, et donc quelles seront les règles qui détermineront le montant de leur pension. C’est pourtant essentiel pour créer de la confiance au sein de la population”. Ce avant d’ajouter: “J’ai des contacts anciens et réguliers avec la CFDT, sur beaucoup de sujets. Le fait qu’une organisation comme celle-ci prenne en compte les réflexions d’économistes indépendants me paraît être une très bonne chose”. 

De son côté, Philippe Aghion, professeur au Collège de France qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017 est optimiste sur la conférence à venir: “Il est tout à fait possible de trouver des solutions pour garantir l’équilibre du régime sans recourir à l’âge pivot et ainsi permettre à tous les acteurs en présence de sauver la face.

Ces deux économistes ont, parmi d’autres, critiqué le “manque de clarté” de la réforme des retraites et lancé plusieurs avertissements

Toutefois, Laurent Berger a tenu à tempérer cette information du Monde, précisant que les deux économistes n’avaient pas conseillé la CFDT, mais que cette dernière les avait simplement “rencontrés” au même titre que d’autres intellectuels.

Chacun s’en fera son opinion!!

 

 

Un 24 massif pour le retrait

Le Président de la République a donné son feu vert à l’examen en Conseil  des ministres du projet de loi sur les retraites le 24 janvier 2020. 

Ce projet renvoie à de nombreuses ordonnances et décrets qui  définiront   ultérieurement  et  sans  débat  les  dispositions  structurantes  du  régime   prétendu universel  qui  impliqueraient  des  conséquences  désastreuses   pour  toute  la  population.  

Nous sommes donc face à un projet qui est toujours totalement flou mais  dont l’analyse des grandes lignes,  y  compris  par  des  experts  indépendants,   montre  qu’à  l’opposé  de  la  communication gouvernementale sur une  réforme de justice sociale, son objectif est de nous faire travailler  plus longtemps et de baisser les pensions. 

La population n’est pas dupe et continue à être opposée à cette réforme  et à soutenir majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste. 

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STOP AUX MANIPULATIONS ! STOP AUX JEUX DE DUPES ! STOP À LA CONTRE RÉFORME DE LA RETRAITE PAR POINTS !

Le gouvernement a beau chercher à rassurer par tous les moyens y compris par les mensonges, les « éléments de langage », les manipulations de chiffres, les pseudo-retraits et la complicité de certains syndicats, …rien n’y fait !

FO avec les fonctionnaires, les agents publics et les salariés du privé refuse en bloc la contre-réforme de la retraite par points imposée par le gouvernement Philippe/Macron.

La Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière dit :

• Stop aux manipulations relayées par une partie de la presse sur les chiffres et simulations de pension des futurs retraités. Incapable de garantir le niveau des pensions du « nouveau système », LIRE LA SUITE!

Décret sur la rupture conventionnelle : un dispositif permettant pressions hiérarchiques et licenciements déguisés

Le décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique est paru au journal officiel le 1er janvier 2020. Le gouvernement, comme à son habitude, n’a pas tenu compte du vote des organisations syndicales au regard de ce texte.
Pour mémoire, au conseil commun de la fonction publique du 22 novembre 2019 :
Contre : CGT – FO – FSU – Solidaires – FAFP
Abstentions : CGC – UNSA – CFDT – CFTC
Ce dispositif intervient dans un contexte où les conditions d’exercice des agents publics ont été largement dégradées ces dernières années. En effet, une avalanche de réformes, de restructurations et de suppressions d’emplois combattues par les personnels ont été imposées dans la fonction publique.
Cette politique induit des pressions hiérarchiques toujours plus fortes qui déstabilisent les fonctionnaires et engendrent la souffrance au travail qui conduit parfois jusqu’au suicide !
On est très loin d’une situation dans laquelle les agents publics et leur autorité hiérarchique seraient sur un pied d’égalité pour discuter d’une rupture conventionnelle !
Pourtant, dans le dispositif fixé par le décret, aucun garde-fou réglementaire n’est prévu pour éviter les pressions et les déstabilisations pour pousser les fonctionnaires à quitter la fonction publique.
Il s’agit donc d’un coin enfoncé dans les garanties statutaires qui protègent les fonctionnaires. Il est temps d’arrêter le rouleau compresseur contre les droits des fonctionnaires !
Cela suppose déjà d’obtenir le retrait du projet de retraite universel par points par l’amplification des assemblées générales décidant la grève !