2020 : Rémunération des fonctionnaires toujours en baisse !

Les gesticulations et annonces du Secrétaire d’Etat à la Fonction publique ne trompent plus personne : le pouvoir d’achat des fonctionnaires continue de baisser en 2020, d’autant que depuis le 1er janvier, la retenue pour pension civile a augmenté de + 0,27 points, passant de 10,83 % à 11,10 %.

Pour mémoire, cette retenue n’était que de 7,85 % en 2010.
De plus, le SMIC ayant été revalorisé de + 1,2 %, les agents de catégorie C, rémunérés sur les premiers échelons de la grille indiciaire du 1er grade, inférieur à l’indice nouveau majoré de 329, doivent à nouveau percevoir l’indemnité différentielle pour ne pas être payés en dessous du SMIC.
Le Secrétaire d’Etat à la Fonction publique indique, non sans ironie, que l’application de la dernière tranche de PPCR (Parcours professionnel, carrières et rémunérations) permettra à ces agents de repasser juste au-dessus du SMIC.
Comment peut-on se satisfaire d’avoir des milliers d’agents qui sont rémunérés juste au-dessus du SMIC ?
▪ Comment oser poursuivre le gel de la valeur du point d’indice ?
▪ Comment parler d’attractivité de l’emploi public avec une telle politique salariale ?
Comment oser dire que les futures pensions de ces agents ne baisseront pas ? alors même que la valeur d’acquisition des points-retraite serait indexée sur « l’augmentation des salaires » ?
▪ Comment espérer obtenir de meilleures pensions dans une réforme où la valeur de service du point serait modifiée annuellement en fonction des impératifs économiques ?
Les promesses de ce gouvernement ne sont plus crédibles.
Pour que la valeur du point d’indice retrouve le niveau de pouvoir d’achat qu’elle détenait au 1er janvier 2000, il faudrait augmenter la valeur de ce point de 20.6 %
Pour FO Fonction Publique, le gouvernement doit entendre les légitimes revendications des syndicats de fonctionnaires parmi lesquelles l’augmentation générale des salaires par la revalorisation de la valeur du point d’indice et la mise en œuvre de véritables négociations pour améliorer les parcours de carrière.
Dans ce contexte, FO Fonction Publique invite tous les fonctionnaires et agents publics à se mobiliser et à continuer de faire de l’augmentation des salaires et pensions une revendication majeure de Force Ouvrière.

Détachement d’office des fonctionnaires, le gouvernement s’acharne…

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 30 janvier 2020, le gouvernement a présenté un projet de décret permettant de mettre en œuvre le dispositif de détachement d’office de fonctionnaires vers des entreprises privées, prévu par la loi de transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019.
Ce texte, refusé par un vote unanime des organisations syndicales a été présenté à nouveau le 12 février.
Une nouvelle fois, les organisations syndicales ont rejeté le texte par un vote unanime.

Pourtant, le gouvernement a décidé de maintenir cet outil permettant de faciliter les privatisations de missions de service public exercées par des fonctionnaires. Pour mémoire, dans ce nouveau dispositif, les fonctionnaires seront expédiés, qu’ils le veuillent ou non, vers l’entreprise chargée de la mise en œuvre de la privatisation.

Ils ne pourront revenir sur un emploi public qu’en obtenant un autre poste dans le cadre d’une opération de mobilité ou en cas de licenciement par l’entreprise.

Arme de destruction massive pour la privatisation de missions et pour le démantèlement statutaire de la fonction publique, ce projet ne laisse aucun doute sur la volonté de ce gouvernement de voir disparaître un maximum d’emplois de fonctionnaires.

Le secrétaire d’Etat a même relevé, très ironiquement, que les salaires dans le privé étaient bien plus intéressants que dans la fonction publique, compte-tenu du faible niveau du point d’indice. On reconnait bien là son attachement au service public et à ses agents !

Ce passage en force du gouvernement, contre l’avis unanime des organisations syndicales, montre son ambition d’accélérer la privatisation et la destruction des services publics qui creuseront encore davantage les inégalités entre les citoyens.

L’UIAFP-FO continue d’exprimer son opposition à cette vision libérale et de revendiquer l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique.

ADRESSE AUX PARLEMENTAIRES

Madame la députée, Monsieur le député,

Nous nous adressons à vous au sujet des projets de loi instituant un système universel de retraite pour vous demander de ne pas approuver ces projets et, par voie de conséquence, de demander au gouvernement d’y renoncer.
Une telle adresse n’est pas commune de la part de notre organisation syndicale, attachée à la démocratie parlementaire et au rôle du parlement.
Comme vous le savez, depuis le 5 décembre un mouvement de grève et de manifestations – d’une longueur exceptionnelle – a été déclenché et est soutenu à l’initiative d’une large majorité syndicale de notre pays. Il a recueilli le soutien de nombres de syndicats dans le monde et en Europe, pour lesquels le système de
protection sociale français demeure un modèle.

LIRE LA SUITE!

6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations

Chers camarades

Le communiqué intersyndical des confédérations diffusé jeudi appelait à faire du 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations.

L’intersyndicale des organisations syndicales départementale appelle à une nouvelle manifestation à Mulhouse place de la bourse le 6 février 2020, à 14h.

Amitiés syndicales
Le secrétaire général de l’UD68

PAS DE RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ SANS SERVICE ACTIF ET POUR UNE VÉRITABLE CESSATION PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ ! TOUTES ET TOUS DANS LES ACTIONS DU 5 FÉVRIER

Malhonnête comme souvent, le gouvernement tente de faire croire qu’en introduisant le C2P et la retraite progressive dans la Fonction publique, il permettra la reconnaissance de la pénibilité et améliorera les conditions de la fin de carrière.
Rien n’est plus faux !

En effet, depuis longtemps, la catégorie active permet aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses et pénibles de bénéficier de départs anticipés de 5 ans ou de 10 ans. La catégorie active ne serait, au mieux, maintenue qu’aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses.

LIRE!