Intervention du Secrétaire général

Madame la ministre Monsieur le Haut-Commissaire,

Tout d’abord nous ne sommes pas surpris par ce que vous venez de nous présenter. Nous avions alerté dès l’origine sur ce que signifiait, selon nous, une réforme globale dite système universel.
Vous rappeliez, au début de votre propos, les ordonnances de 1945. Je tiens pour ma part à rappeler que notre organisation syndicale Force Ouvrière est, depuis les origines, partie prenante des systèmes de protection sociale et, en particulier, des systèmes de retraites. Nous nous estimons aussi légitimes et qualifiés sur l’appréciation que nous pouvons porter sur leurs situations aujourd’hui et sur leurs défauts éventuels et leurs évolutions possibles.
Nous ne mettons pas en cause la façon dont vous avez jusqu’à maintenant conduit la concertation. Vous présentez le système comme devant être « plus simple, plus juste, et pour tous ». Mais, le premier principal défaut de ce projet est qu’il conduit à la suppression du système existant et des régimes existants.

Le Premier ministre lui-même, dans sa déclaration de politique générale, disait que « nous avons aujourd’hui 42 régimes qui assurent globalement un bon niveau de retraite ». Ne serait-ce que pour cette raison et sur l’engagement de notre organisation syndicale, j’estime que nous
n’avons pas à rougir de ce que nous avons accompli et des responsabilités que nous avons prises jusqu’à maintenant.

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Présentation du rapport du Haut-Commissaire